Leader mondial de l’acier, ArcelorMittal est engagé pour sa décarbonation, avec un objectif réaffirmé pour 2050 : la neutralité carbone.
Le projet en bref

Nos objectifs de décarbonation
« L’acier est le matériau le plus répandu au monde, et à ce titre il peut apporter une contribution considérable à la décarbonation de l’économie mondiale. Il est déjà un matériau de prédilection de la transition de nos sociétés en raison de sa faible empreinte carbone et de sa grande recyclabilité. Mais nous pouvons et devons aller plus loin : l’acier à zéro émission de carbone peut devenir la base de nos bâtiments, nos infrastructures, notre industrie, nos machines et nos réseaux de transport, et permettre à nos pays, à nos clients et à nos investisseurs de respecter leurs engagements en matière d’émissions nettes zéro. ArcelorMittal se mobilise pour la transition nette zéro, car nous pensons non seulement que cela contribuera à décarboner l’économie mondiale, mais aussi que cela créera des opportunités dans de multiples aspects de notre activité. »
Aditya Mittal, CEO d’ArcelorMittal
Un projet porté par une dynamique européenne
Un contexte européen difficile
La filière européenne de production d’acier traverse sa plus grave crise depuis 2009 , marquée par des importations d’acier à bas prix représentant près de 30% de la demande européenne et fragilisant la production locale.
Un cadre européen qui évolue enfin dans la bonne direction
Dans ce contexte, l’Union européenne renforce ses mesures de défense commerciale, notamment avec les contingents tarifaires et la réforme du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières.
→ Ces évolutions visent à rééquilibrer la concurrence et à mieux protéger la production européenne.
Les conditions sont réunies pour lancer le projet
Les conditions sont aujourd’hui réunies pour lancer le projet : un cadre réglementaire plus protecteur, une meilleure visibilité sur le marché européen, la sécurisation d’un approvisionnement en électricité bas carbone et compétitive sur le long terme, ainsi que la mobilisation de soutiens nationaux et européens, avec un financement à hauteur de 50 % via les CEE.

Les leviers de la décarbonation
Afin d’atteindre les objectifs européens de neutralité carbone, ArcelorMittal s’appuie sur 3 solutions :
L’évolution de la filière de production d’acier sur le site de Dunkerque
Depuis plus de 60 ans, ArcelorMittal est solidement implanté au cœur du territoire dunkerquois, porté par une ambition constante : produire un acier performant et durable. Aujourd’hui, l’entreprise franchit une nouvelle étape décisive avec le lancement d’un projet majeur de décarbonation de son site de production. Ce projet s’inscrit pleinement dans la stratégie à long terme du groupe visant la neutralité carbone, tout en répondant à un double enjeu : réduire significativement l’empreinte environnementale du site et préserver sa compétitivité industrielle.

EAF – ArcelorMittal Contrecoeur (Québec) – Voute et électrodes
Une nouvelle voie pour produire de l’acier à Dunkerque
ArcelorMittal France lance un projet innovant pour transformer durablement la fabrication de l’acier sur le site de Dunkerque. L’objectif : produire de l’acier à basse émission de CO₂, grâce à l’installation d’un four à arc électrique (EAF) et d’un four de métallurgie en poche (LMF).
Ces nouvelles installations permettront de produire jusqu’à 2 millions de tonnes d’acier brut par an, tout en réduisant progressivement l’utilisation du haut fourneau existant. Le projet s’intègre dans l’usine actuelle, avec une exploitation commune des équipements.
🔹Deux filières métallurgiques seront maintenues pour garantir la faisabilité : convertisseur et EAF.
🔹Flexibilité des matières premières pour optimiser les opérations.
🔹Partenariat avec RTE pour renforcer l’alimentation électrique du site.
Ce projet marque une étape clé vers une sidérurgie plus durable, au cœur de la transition énergétique.
La procédé actuel et futur
Le projet vise à transformer en profondeur le mode de fabrication de l’acier afin de réduire significativement notre empreinte carbone.
Aujourd’hui, la production repose sur la filière haut-fourneau, un procédé très émetteur de CO₂. En moyenne, la fabrication d’une tonne d’acier génère environ 1,73 tonne de CO₂.
À l’horizon 2030, ce procédé sera progressivement remplacé par une nouvelle filière de production basée sur le four électrique à arc (EAF). Cette technologie permet de réduire fortement les émissions, avec seulement 0,6 tonne de CO₂ émise par tonne d’acier produite.
Le recours aux matières premières recyclées sera considérablement renforcé. Alors que la filière actuelle utilise jusqu’à 25 % d’aciers recyclés, la future filière EAF permettra d’atteindre jusqu’à 60 % d’acier recyclé, favorisant ainsi l’économie circulaire et la réduction de l’extraction de ressources naturelles.
Grâce à cette transformation industrielle, le site d’ArcelorMittal Dunkerque pourra réduire ses émissions de 27 % d’ici 2030 par rapport à son empreinte carbone actuelle, marquant une étape majeure vers une sidérurgie plus durable.
La mise en œuvre du nouveau procédé de production d’acier est prévue avec les nouvelles installations suivantes :

On vous explique
→ Haut-fourneau : Installation utilisée pour produire de la fonte à partir de minerai de fer et de charbon.
→ Four électrique: Équipement utilisé pour fondre le fer pré-réduit et l’acier recyclé en utilisant de puissants arcs électriques.
→ Four de métallurgie en poche : Équipement utilisé pour maintenir la température de l’acier liquide juste avant la coulée.
→ Convertisseur : Récipient métallique utilisé pour transformer la fonte liquide en acier en injectant de l’oxygène.
→ Cokerie : installation industrielle composée de fours dans lesquels on réalise la pyrolyse du charbon (décomposition chimique par chauffage à très haute température) pour produire le coke. Le coke est ensuite utilisé dans le haut-fourneau pour réduire le minerai de fer et obtenir de la fonte. Les gaz produits sont utilisés dans les procédés.
→Chaîne d’agglomération : installation industrielle visant à agglomérer le minerai de fer pour le rendre apte à son utilisation dans le haut-fourneau.
→La métallurgie secondaire désigne le traitement de l’acier liquide. En métallurgie secondaire, les différentes qualités d’acier sont définies par ajout d’alliages, ajustement de la teneur en carbone et enlèvement de soufre, de phosphore et d’autres éléments résiduels.
→La coulée continue est une installation assurant la solidification de l’acier liquide pour produire des brames.
Les objectifs du projet
Réinventer la production d’acier à Dunkerque pour atteindre une réduction significative des émissions de CO₂ d’ici 2030, en s’appuyant sur une nouvelle filière électrique. Grâce à cet investissement, ArcelorMittal engage une transformation industrielle majeure avec l’installation d’un four à arc électrique (EAF) et d’un four de métallurgie en poche (LMF), permettant :
- Une baisse des émissions de CO₂ de 27% d’ici 2030.
- Une augmentation de l’usage d’aciers recyclés de 25 % à 60 %.
- Une première coulée prévue en 2029, marquant le début d’une nouvelle ère pour la sidérurgie dunkerquoise.
Ce projet s’inscrit dans la trajectoire de neutralité carbone à l’horizon 2050, tout en assurant la compétitivité et la pérennité du site.
Les chiffres clés
-27% d’émissions de CO2
d’ici 2030 par rapport à l’empreinte actuelle du site*
Un investissement estimé à
1,3 milliard d’euros
1,7
tonne de CO2 émise par tonne d’acier aujourd’hui
>
0,6
tonne de CO2 émise par tonne d’acier avec la filière électrique en 2030
25%
d’usage d’acier recyclés aujourd’hui sur la filière Haut fourneau (HF)
<
60%
d’usage d’acier recyclés demain sur la filière Four à arc électrique (EAF)
Neutralité carbone
d’ici 2050
2029
Première coulée de l’EAF
*Sur la base d’un scénario qui prévoit une production d’acier brut de 5,5 Mt/an
Le calendrier prévisionnel

2026 : finalisation des études, achat des équipements, dépôt du dossier d’autorisation environnementale, préparation du site
2027–2029 : phase de travaux et installation des nouveaux équipements
2029 : première coulée du four à arc électrique
2030 : objectif de réduction de 27 % des émissions de CO₂ atteint
Coût du projet
Le projet représente un investissement d’environ 1,3 milliard d’euros, soutenu à 50 % par les certificats d’économies d’énergie (CEE). Il s’inscrit dans la stratégie globale de décarbonation du groupe ArcelorMittal.
Les acteurs et porteurs du projet : ArcelorMittal et le co-maître d'ouvrage RTE
ArcelorMittal France pour le projet de production d’acier à basse émission de CO₂, et RTE, pour le raccordement du site au réseau 400kV.

ArcelorMittal France : ArcelorMittal est l’un des leaders mondiaux de l’industrie de l’acier et des mines avec 125 400 salariés, une présence dans 60 pays et des installations de production d’acier primaire dans 15 pays. En 2024, ArcelorMittal a réalisé un chiffre d’affaires de 62,4 milliards de dollars et une production d’acier brut de 57,9 millions de tonnes, tandis que la production de minerai de fer a atteint 42,4 millions de tonnes.
Notre objectif est de contribuer à construire un monde meilleur avec des aciers plus intelligents. Des aciers fabriqués à l’aide de procédés innovants qui consomment moins d’énergie et émettent beaucoup moins de carbone. Des aciers plus propres, plus résistants et réutilisables. Des aciers pour les véhicules électriques et les infrastructures d’énergie renouvelable, qui accompagneront la transformation des sociétés au cours de ce siècle. Avec l’acier au cœur de notre action, la créativité de nos équipes et notre culture d’entreprise, nous aiderons le monde à réaliser ce changement. Voilà, selon nous, ce qui fait l’entreprise sidérurgique de demain.
En France, ArcelorMittal compte plus de 15 000 salariés dont 850 chercheurs, répartis sur ses 40 sites de production, ses centres de distribution et de services et ses trois sites de R&D.

RTE : RTE, gestionnaire du réseau de transport d’électricité français, assure une mission de service public : garantir l’alimentation en électricité à tout moment et avec la même qualité de service sur l’ensemble du territoire national. En tant que gestionnaire du réseau public de transport d’électricité en France, RTE instruit la demande de raccordement du projet de décarbonation d’ArcelorMittal France au réseau, ce qui lui confère le rôle de co-maître d’ouvrage.
